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1972: Label Black Santiago


Durant l'année 1972, l'orchestre Black Santiago enregistre aussi sur son propre label. Sur ces deux premiers 45 tours, Sagbohan est à la batterie mais aussi au chant. Il chante sur le morceau "Noudé Lé Mabou" qui est inspiré du folklore béninois et composé par Ignace de Souza. Je ne suis pas certain que ces titres folklores, sur lesquels Danialou chante, soient composés par Ignace. Ces compositions ressemblent trop à celles de Sagbohan.





Sur la première édition du label Black Santiago, Sagbohan ne chante pas mais apparait aux choeurs et de façon incantatoire sur le morceau "Deka Wowo". Un rythme highlife encore étonnant composé par Ignace de Souza. Dans tous ces enregistrements, il ne faut pas oublier de citer le talent de trompettiste ou saxophoniste d'Ignace de Souza qui apporte une bouffée d'air jazz irrésistible.




1972 : L'Orchestre Black Santiago


Durant l'année 1972, l'orchestre Black Santiago enregistre de nombreux 45 tours sur le label béninois Tropiques Satel. Danialou Sagbohan apparait comme chanteur sur plusieurs titres comme ceux qui suivent. Il faut une oreille aguerrie pour reconnaître la voix de Sagbohan qui est encore fluette mais son aura électrise tous les enregistrements.

En 1971, durant 6 mois, le Black Santiago assure la première partie de Fela Ransome Kuti au club Kacadu, à Lagos. Sagbohan est à la batterie. Fela écoute le jeune autodidacte et lui confie après le concert: "Toi, tu es dangereux".

Il reste de cette période des enregistrements funk et afrobeat redoutables tels que le morceau Paulina. Sagbohan est aux percussions et aux choeurs.




Les deux morceaux du disque sont composés par Sebastien Houedanou dit "Pacheco", autre membre singulier du Black Santiago. Mais le morceau "Gbe O Houzou" est chanté par Sagbohan et il est difficile de croire que ce n'est pas lui qui a composé tellement il a d'emprise sur l'enregistrement.




Sur cet autre disque des Black Santiago, Sagbohan chante sur le titre "Zangbeto". Ce morceau est particulier, on peut dire que c'est le premier morceau d'influence vodou. En effet les "Zangbeto" sont des masques vodou très populaires au Bénin.
Bien avant les rythmes sato du Poly-Rythmo et bien plus afrobeat que Fela, Sagbohan imprègne de jazz ce sublime morceau. "Zangbeto" est un titre  révolutionnaire, guerrier. La batterie de Sagbohan et les percussions  le rende encore plus génial.